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Festival International de Céramique

 

 

Programme du festival


Présence de trois potières venues de Guinée fleche

Les vieux sages du village ayant donné leur accord à nos propositions,  Fanta DIAWARA, Fanta BAYO et Mariama SIMAYO viendront à Arthous accompagnées de Sekou Yalany KEITA qui sera leur interprète. Ces potières réalisent des canaris de grande beauté destinés à la vie quotidienne dans les villages, des formes rondes chaleureuses de couleurs chaudes aux décors subtils d’impressions en relief appliquées sur la terre crue. Leurs cuissons sont au bois, en plein air, cuissons individuelles ou collectives, c’est selon.

Fanta Bayo
Fanta Bayo
Fanta Diawara
Fanta Diawara
Mariama Simayo
Mariama Simayo



Exposition dans l’église des œuvres de Jacques KAUFMANN fleche

"À faire À suivre" à Neuchâtel

La Rumeur du Monde

[…]  Au beau milieu de la volée de l’escalier d’honneur du musée, une grande et large colonne de porcelaine blanche annonce, si l’on peut le dire ainsi, la couleur. Haute et large comme un Chinois du Nord, travaillée d’un relief couvrant, elle réunit subtilement des contraires : de loin, elle ne montre rien, elle ressemblerait même à un énorme rouleau de papier bulle, de près, un autre monde se révèle, fascinant. Des centaines de petites têtes déformées en relief et imbriquées les unes contre les autres animent la surface d’un mouvement continu de houle. Elles sont estampées à partir de copies en réduction des têtes de soldats de l’Armée enterrée, telles qu’il s’en vend aujourd’hui des milliers aux touristes. Jacques Kaufmann a fait fabriquer la colonne à l’extrudeuse dans une usine d’isolateurs de Saint-Vallier avant d’en traiter la surface point par point dans une infinie répétition du même geste, l’imperceptible déplacement créant le mouvement. Le proche et le lointain, le semblable et le différent, le trivial et le noble, l’individu et la masse, l’industriel et l’artisanal, ce qui relève de l’histoire et ce qui toujours, lui échappe…

Kaufmann, Colonnes
Kaufmann, Colonnes

Jacques KAUFMANN utilise beaucoup l’empreinte, l’estampage, qui depuis Bernard Palissy demeure un procédé mystérieux, avec cette façon qu’il a alternativement de retenir et de délivrer la mémoire des formes et qui tient tout entier dans cette interrogation formulée par Georges Didi-Huberman[1] : "Le processus d’empreinte est-il contact de l’origine ou bien perte de l’origine ? Produit-il l’unique ou le disséminé ? Le ressemblant ou le dissemblable ? L’identité ou bien l’inidentifiable ? La décision ou le hasard ? Le désir ou bien le deuil ?" Outre la colonne, c’est à cette "conflagration" que se livre Jacques Kaufmann avec différentes installations de briques moulées dans les usines avec leurs signes et marques de fabrique. L’une et construite autour d’une brouette de chantier, débordante de briques cubiques estampées du signe du ciel. Derrière, tout le fond est occupé par un triptyque de toile légère montrant la photo de moules industriels alignés comme des soldats. La toile flottant devant les vitraux en place, qu’elle cache mais qui filtrent la lumière, passe de la transparence à l’opacité selon les heures, et ce constant mouvement entre différents moments du jour, augmente ou diminue les distances, bouscule le temps et la géographie donne du flou ou de la vibration à ce qui devient alors une trouée de la mémoire creusée par les briques estampées. Une autre est constituée de longs rectangles de terres volcaniques pain brûlé, avec leurs bulles et leurs défauts. Une grande salle de plus de cent mètres carrés est entièrement jonchée de milliers de petits "cailloux blancs", les petites têtes de porcelaine blanche (de même origine que celle de la colonne) estampées en creux ou en relief. Leur faisant écho, un immense mur est entièrement sgraffité de deux mots, uniques, obsessionnels, écrits à la main en différents tons de blancs, démesurément agrandis et déformés : "Prendre, jeter". Ils appartient au vocabulaire du geste qui a présidé à leur fabrication, mais aussi à l’éthique. Ailleurs ces mêmes têtes sont plus grandes, en terre cuite et coupées en tranches comme des briques au sortir d’une filière. Têtes tranchées. Résonance des mots et des images…

Paysage de porcelaine
Paysage de porcelaine

C’est ce constant va-et-vient entre les différents niveaux de sens impliquant le processus de fabrication, qui définit la dimension esthétique et céramique de l’oeuvre. On peut remarquer que faire coller l’outil à l’idée est l’équivalent dans le débat de l’art, de la question de la forme et de la fonction dans celui de l’objet utile.   […].

Carole Andréani, La revue de la céramique et du verre, No. 152 janv.-fév. 2007, pp. 24-25.


[1] Georges DIDI-HUBERMAN, L’Empreinte, éd. du Centre Georges Pompidou, 1997, p. 19.



Exposition de photos Visages et paysages de Guinée de Louise GARDELLE fleche


Mélange terre et chamotte au pied
Mélange terre et chamotte au pied


Conférences par Elena MARTINEZ JACQUET fleche


Démonstration de façonnage de grandes jarres à la corde par Gilbert SERRES fleche


60 céramistes investissent la cour et le pré de l’abbaye. fleche

Soixante céramistes invités investiront la cour et le pré de l'abbaye pour un grand marché et pour une grande fête aux sons des musiques africaines.


Exposition de céramique, tissus et objets artisanaux de Guinée fleche


Librairie ImagineCeramic, Claire et Charles EISSAUTIER fleche


Atelier de sculpture modelage pour les enfants fleche


Buvette et restauration sur place fleche


Musique africaine dans la journée et le soir fleche

Concert les soirs des samedi, dimanche et lundi et déambulation dans la journée avec MATOU et M. B le samedi et LES ESPOIRS DE CORONTHIE (numéro 1 en Guinée) les dimanche et lundi.